Les 12 travaux du généalogiste – #09 – Privilégiez les sources

Les 12 travaux du généalogiste – #09 – Privilégiez les sources

Si vous avez eu l’occasion de lire les articles présents sur ce site, vous savez déjà que je suis un fervent défenseur de l’importance à donner aux sources d’information dans les recherches en généalogie.

En effet, si vous souhaitez obtenir une généalogie fidèle à la réalité et exempte d’approximation, la seule solution est de partir du principe que toute information doit être issue d’une source d’information référencée et consultable. Obtenir des informations sourcées est donc primordial !

Qu’est-ce qu’une source d’information ?

Mais peut-être faut-il tout d’abord préciser ce que l’on désigne par source d’information.

Une source d’information est en général un document contenant une ou plusieurs informations en lien avec votre généalogie, comme par exemple un acte de naissance.

Le document sera le plus souvent un document écrit, plus ou moins ancien, dont l’original est déposé dans un centre d’archives ou une étude notariale. Mais le document pourra aussi être une illustration ou une vidéo ou un extrait sonore.

Quel que soit son support, le document contient une (ou plusieurs) information qui est un témoignage, pour ne pas dire une preuve. L’information peut porter par exemple sur une date ou un lieu ou une filiation. Cette information ainsi confirmée pourra alors être utilisée pour vos recherches en gardant toutefois en tête que même des actes officiels peuvent comporter des erreurs.

Autrement dit, avoir une source officielle pour une information est un minimum à respecter, mais avoir au moins deux sources pour une même information apporte une garantie que l’on n’utilisera pas une information erronée.

Toutes sources se valent-elles ?

Une source d’information trouve sa force dans sa capacité à pouvoir être considérée comme fiable.

Par exemple, un registre d’état civil pour une ville et une année vous apportera un témoignage fiable. En effet, en France, les informations issues de l’état civil sont presque exemptes d’erreur, ces dernières apparaissant plutôt au moment de leur lecture pour les actes rédigés à la main avec des calligraphies approximatives.

Les registres paroissiaux, rédigés par les prêtres des paroisses, peuvent assez facilement comporter des « libertés » quant à l’identité des personnes présentes, notamment sur les prénoms cités et l’orthographe des patronymes. Mais ils restent une base incontournable pour les baptêmes et sépultures.

Les actes notariés sont fiables mais il ne faut pas oublier qu’ils sont souvent établis sur la base d’autres actes officiels et que les notaires ne mènent pas d’enquêtes pour les vérifier. Ils peuvent donc « colporter » involontairement des informations erronées.

Les illustrations, reportages et articles de presse, thèses et tout autre écrit – notamment ceux à vocation historique – doivent être pris en compte avec une juste réserve concernant la véracité des informations et la bonne foi de leurs auteurs.

Enfin, n’oublions pas les récits que l’on peut recueillir auprès de nos aïeux. Même s’ils n’ont pas force de preuve « légale », ils sont des indicateurs qu’il faudra tenter de confirmer.

Comment donner de la valeur aux sources ?

Une source d’information obtient donc une preuve si vous pouvez établir sa véracité.

Il est donc absolument requis de toujours consulter l’original de la source d’information et non une retranscription ou une simple mention dans un registre ou index.

Le fait que vous puissiez désormais consulter via internet beaucoup de documents numérisés est un avantage absolument formidable. Mais cela ne change pas que vous devez consulter le document original numérisé ou pas.

Dans les logiciels de généalogie, il est souvent possible d’attribuer une note sur la fiabilité de la source par une note de 0 à 3.

Comment faire référence aux sources ?

Il ne suffit pas d’avoir consulté une source. Encore faut-il pouvoir y faire référence et permettre à d’autres personnes de la retrouver.

Si vous consultez des sites officiels comme ceux des archives départementales, le plus simple est de reprendre la classification du document qui comporte une « cote » attribuée par le service des archives.

Si le document ne comporte pas de mention officielle de classement, indiquez en référence le titre du document, son auteur, sa date de parution et sa localisation.

Enfin et dans tous les cas, pensez à garder par devers vous une copie (numérisation) de tous les documents que vous citez comme source d’information dans votre généalogie. Nous verrons dans un prochain article comment organiser ces copies pour pouvoir ensuite les retrouver facilement.

Savez-vous qu’il existe une solution simple et rapide pour identifier les informations non sourcées dans votre généalogie ?

Utilisez la puissance de Genealogical Data Analysis pour vos recherches.

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Philippe.D (créateur de GeneaSofts.Com)

Passionné de généalogie depuis plus de trente 30 ans, j'ai voulu mettre à la disposition des généalogistes des logiciels simples et innovants pour les aider dans leurs recherches.
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